Huile de palme et chantage à l’emploi

Huile de palme et chantage à l’emploi

Huile de palme et chantage à l’emploi

Depuis lundi dernier, vous pouvez suivre sur France 4 les aventures d’Une saison au zoo en Indonésie. Alors que l’épisode de la semaine dernière s’intéressait aux orangs-outans, espèce menacée de disparition, les débats sur l’utilisation de l’huile de palme continuent.

En décembre 2018, j’ai soutenu l’amendement porté par mon collègue député Bruno Millienne, qui permet d’exclure dès 2021 l’huile de palme de la liste des biocarburants qui bénéficient d’une exonération de taxe.

En effet, en plus de contribuer à une intense déforestation dans les pays du Sud et de menacer de nombreuses espèces, l’huile de palme est acheminée dans des bateaux très polluants qui consomment 300 tonnes de fuel par jour. En outre, l’effet des changements d’affectation des sols pour la production d’huile de palme rend les biocarburants à base de cette huile les plus nocifs pour le climat.

Il est donc cohérent à mon sens, de supprimer un avantage fiscal à l’huile de palme. C’est pour cette raison que j’ai voté cet amendement, qui a été adopté et qui sera effectif dès 2021.

Mais voilà, à la Mède, Total, qui possède une usine de biocarburants, comptait sur cette exonération pour économiser 100 millions d’euros et fait désormais peser la menace des emplois sur le site.

A ceux qui opposent économie et écologie, emploi et biodiversité, je réponds que nous avons simplement supprimé une incitation fiscale, et que le groupe Total avec près de 4 milliards de bénéfices n’est pas fragilisé par cette décision.

Mon ambition, au sein de la majorité, est d’accompagner la transition écologique en cohérence avec un développement économique durable et responsable.

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