Journée d'échanges autour du projet Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée

Journée d'échanges autour du projet Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée

Journée d’échanges autour du projet Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée

L’association Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée (TZCLD) organisait à Paris, ce jeudi 30 novembre, une journée d’échanges avec l’ensemble des acteurs des territoires expérimentaux et volontaires, ainsi qu’avec des parlementaires qui soutiennent le projet.  Je fais partie de ce comité de soutien parlementaire, d’autant que la circonscription compte, à Jouques, un territoire d’expérimentation. Cette journée d’échanges faisait suite à plusieurs initiatives visant à populariser le projet, notamment à l’Assemblée nationale.

TZCLD : De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une expérimentation qui vise à résorber le chômage de longue durée par une approche innovante qui part des savoir-faire des chômeurs et leur crée un emploi en conséquence, en tenant compte des besoins du territoire.

Cette expérimentation se fonde sur trois constats qui permettent de penser qu’il est humainement et économiquement tout à fait possible de supprimer le chômage de longue durée à l’échelle des territoires.

1. Personne n’est inemployable : toutes celles et tous ceux qui sont durablement privés d’emploi ont des savoir-faire et des compétences qu’ils développent, à condition que le travail et l’emploi soient adaptés à chacun.
2. Ce n’est pas le travail qui manque : c’est l’emploi, puisque de nombreux besoins de la société ne sont pas satisfaits.
3. Ce n’est pas l’argent qui manque : puisque chaque année le chômage de longue durée entraîne de nombreuses dépenses et manques à gagner que la collectivité prend à sa charge.

L’objectif est de proposer à tous les chômeurs de longue durée volontaires présents depuis plus de 6 mois dans le territoire un emploi à durée indéterminée, adapté à leurs compétences et à temps choisi. Le projet repose sur l’absence totale de sélection.

Ces emplois sont financés par le travail fourni et des subventions publiques temporaires : les volontaires sont employés par des Entreprises à but d’emploi (EBE), conventionnées pour créer des CDI au SMIC.
Une condition néanmoins : ne pas se substituer aux emplois existants, ni entrer en concurrence avec les entreprises locales, et ce afin de favoriser le développement économique et la coopération.

L’expérimentation est prometteuse et structurée par étapes.

1re étape, 2017-2021 : 10 premiers territoires expérimentaux.
2e étape, dès 2017 : mobilisation de 30 ou 40 nouveaux territoires
3e étape : mobilisation de 100 territoires et élaboration d’une proposition de loi une loi donnant un « droit d’option » à tout territoire qui serait en mesure de respecter ce cahier des charges.

Je crois profondément en cette initiative car elle porte une ambition : celle d’une économie positive, qui œuvre pour l’inclusion et la participation des personnes éloignées de l’emploi. En accompagnant vers un emploi durable, l’expérimentation TZCLD se distingue des emplois aidés, qui ne débouchaient que rarement sur des CDI, et permet d’activer les dépenses sociales. Le chômage coûte aujourd’hui 36 milliards d’euros en dépenses sociales, manque à gagner fiscal, dépenses liées à l’emploi ainsi qu’en coûts divers induits.
TZCLD prouve qu’il est possible de ramener à l’activité ces chômeurs de longue durée en innovant et en sortant des solutions classiques qui ont trop souvent échoué.

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