La guerre des prix n'aura pas lieu

La guerre des prix n'aura pas lieu

La guerre des prix n’aura pas lieu

La loi Egalim a posé le principe d'un encadrement des promotions et du relèvement du seuil de revente à perte de 10% afin que les distributeurs ne se fassent pas du "gras" sur le dos des agriculteurs pendant qu'ils vendent à perte des produits comme le Nutella (on se souvient des émeutes à Intermarché pour des pots à -70%)... C'est l'objet de deux ordonnances, très attendues par la profession agricole, publiés début janvier et début février 2019.

Objectif : empêcher les distributeurs de vendre à perte des produits dits d'appel et de faire leur marge sur les fruits et légumes... au détriment des producteurs en assurant une meilleure répartition de la valeur et un rééquilibrage des relations commerciales entre la distribution et les acteurs de la filière agroalimentaire.

Mais voilà, dans le monde sans pitié de la grande distribution, il y a les vertueux et les autres. En l'occurrence, l'autre s’appelle Edouard Leclerc qui a établi toute sa stratégie commerciale depuis longtemps sur les prix bas. Laissant ainsi entendre que produire ne vaut rien, et donc que le producteur ne peut prétendre à une rémunération décente.

D'autres, comme Super U, ont choisi d'adapter leurs publicités et leur stratégie commerciale pour montrer aux consommateurs l'importance de l'équilibre des relations commerciales.

Il y a là un enjeu de rémunération des producteurs au juste prix mais aussi un enjeu de responsabilisation du consommateur dans son acte d'achat et dans sa relation à l'agriculteur. Choisissons une consommation éthique et responsable, sachons reconnaître ceux qui garantissent le juste prix à l'agriculteur.

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