Terres (à)ménager : comment préserver les terres agricoles et la biodiversité

Terres (à)ménager : comment préserver les terres agricoles et la biodiversité

Terres (à)ménager : comment préserver les terres agricoles et la biodiversité

J’étais invitée à Nantes ce lundi par le Président du Conseil départemental de Loire Atlantique, à intervenir pour une table ronde dans le cadre d’un colloque consacré à l’artificialisation des terres. Les échanges ont été éminemment enrichissants et instructifs.

Rapporteure d’une mission sur la protection et le partage du foncier agricole, co-présidente du Comité pour l’économie verte, je travaille depuis deux ans sur cet axe majeur du Plan biodiversité qu’est le « zéro artificialisation nette », et dont le Président de la République a rappelé l’importance lors de son discours pour « une terre habitable » le mois dernier.

L’artificialisation c’est quoi ? Lorsqu’on construit une maison, un lotissement, un gymnase, une route, une ZAC, on le fait sur des sols naturels que l’on transforme, que l’on artificialise. En somme, que l’on bétonne.
Ces sols ont des qualités intrinsèques de captage du CO², de drainage des pluies, ils sont riches en biodiversité et possèdent des qualités agronomiques que l’on peut valoriser au titre de services écosystémiques.

En effet, forêts et sols riches en biodiversité, sont essentiels pour éviter le réchauffement climatique car ils sont des « puits à carbone ». Leur artificialisation cause donc des dommages irréversibles à notre planète et à notre survie.

Le saviez-vous ? dans le département des Bouches du Rhône entre 2010 et 2017, la surface de sols artificialisés est passée de 14% à 21%. La vitesse à laquelle nous développons nos villes ici et notre manière de le faire, par l’étalement urbain, en laissant bureaux et logements vacants, en grignotant chaque jour les terres agricoles, doit nous inquiéter et nous alerter.

Au mois de juillet, avec les experts du Comité pour l’économie verte, nous remettrons un avis de recommandations pour mettre en pratique le principe « zéro artificialisation nette » dans les territoires.

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